Le Maire
Cette 25ème saison s’offre à vous ; bel exemple de la longévité
remarquable d’un lieu dédié aux arts vivants. Ce projet a su évoluer,
s’interroger et s’adapter à l’évolution des formes et des esthétiques,
aux contextes sociaux et économiques de l’instant, sans remettre en cause les grands principes qui fondent son fonctionnement. Avec la DRAC Aquitaine, la Région Aquitaine, le Département de la Dordogne et la CDC Isle-Manoire, nous continuons à soutenir un projet culturel qui aime avant tout être à l’écoute de son époque. Depuis 2010, ces collaborations institutionnelles nous permettent de faire vivre pleinement le label national cirque, à l’Agora bien sûr, sur le territoire national à travers des choix de coproductions ambitieux, mais également en Dordogne : à l’hôpital d’Excideuil avec un projet Culture
et Santé porté avec justesse par le Prato, à Vergt ou à Saint-Raphaël avec Circ’ombelico, aux festivals Les Guitares vertes en Périgord vert, Brikabrak au Bugue ou à Saint-Crépin-d’Auberoche, avec le cabaret cirque du Cheptel Aleïkoum. Ces projets partagés et coopérés associent donc des animateurs de structures associatives ou de festivals, tous militants de la question culturelle.
Outre la valeur des artistes accompagnés, nous nous attacherons cette année à repérer ce que ces opérations nous disent de la solidarité d’un territoire rural et de ces démarches solidaires croisant les volontés de communes, d’associations et d’un lieu culturel labellisé. S’ajoute à ces projets coréalisés avec l’ACDP une articulation régionale, toujours en lien avec l’OARA ; cet itinéraire nous conduira à Aire-sur-Adour, Mont-de-Marsan, Villeneuve-sur-Lot…
Je vous souhaite une très belle saison, à Boulazac, en Dordogne et sur les routes d’Aquitaine.
Jacques Auzou Maire de Boulazac, Vice-Président du Conseil Général
Le Directeur
2011-2012 est la deuxième saison bénéficiant du Label d’Etat au titre de Pôle National des Arts du Cirque. Cet acte symbolique d’une politique publique de la culture dédiée aux arts du cirque mais également au théâtre, à la danse et à la musique ouvre une nouvelle saison généreuse, joueuse, engagée et toujours ambitieuse.
Soutenu par les collectivités territoriales et encouragé par de réels succès publics, ce projet est ouvert à tous. Il propose des tarifs simples, accessibles, privilégiant les fidélités thématiques – pass arts du cirque, concerts ou danse 30 € les 3 spectacles, 15 € les 3 spectacles pour les moins de 18 ans tout autant que les choix plus éclectiques de la carte Agora à 15 € pour les spectacles à 10 € ; la saison jeune public est
également un projet fort, assumé et trouvant pleinement sa place dans la saison. De la très petite enfance au monde des adultes, ce projet tente de capter une petite part de l’humeur du monde et de la restituer poétiquement sur le plateau d’Agora. Quatre spectacles de cette saison – Tube, Petit mal, les Fleurs de Bach ou les Wackids sont programmés
en matinée et en soirée, indiquant qu’une même forme peut
être vue par des regards différents.
La suite est belle.
Elle nous permet d’accueillir des artistes majeurs de la scène française, européenne ou méditerranéenne. Jean-Claude Dreyfus est dirigé par Michel Didym, avec L’Or noir, Arthur H croise littérature et musique en faveur de la négritude, Ali et Hedi Thabet, portés par le souffle de la musique soufie nous disent l’énergie démocratique du printemps tunisien.
Les ballets C de la B invitent sur le plateau des vieux danseurs de…40 ans ; Maguy Marin et ses 7 danseurs revisitent magistralement un siècle de conflits et de luttes alors que Claire Diterzi est la meneuse engagée d’un concert rock en hommage à Rosa Luxembourg. Ballaké Sissoko et Vincent Segal réunissent les cordes de deux continents et le jazz
de Tigran Hamasyan, seul au piano et déjà gloire mondiale, évoque son Arménie d’origine. Sous le chapiteau des Galapiat, 6 jeunes chahutent en éprouvant le risque avec un talent contagieux et, autre collectif de cirque, le Cheptel Aleïkoum sous son chapiteau/music-hall propose un opéra cirque-bouffe réussi et novateur. Enfin, quelques jours après
le deuxième tour de la Présidentielle, le cabaret loufoque des 26 000 couverts se chargera de fermer avec le sourire cette belle page de culture faite de diversité et d’engagement.
Cette année, il se passera souvent quelque chose sur les pistes des chapiteaux et sur le plateau d’Agora.
FREDERIC DURNERIN





